2001: GET YOUR KICKS ON ROUTE 66
L’idée :
Eté 2000. Une discussion entre Annick et moi au sujet de notre passion commune de la moto et des ballades au gré de nos envies. Puis, on parle de voyage, de ceux que nous avons fait, de ceux que nous voudrions faire etc... Annick me parle d’un rêve : parcourir la célèbre route 66 aux USA. Je réfléchis un instant............chiche on le fait.
La préparation :
A partir de ce jour, nous récoltons tous les articles dans les revues qui traitent de la 66 et des 8 états qu’elle traverse. Nous allons dans les agences de voyages prendre des catalogues et je me renseigne auprès de West Forever, le spécialiste des voyages en moto aux States. On prend aussi un abonnement Internet (pour nous c’est tout nouveau). Il y a aussi l’achat de carte Michelin 491,492 et 493. A la FNAC, on trouve un livre : Road-Book Route 66 de Bertrand VIAL et Régis PIAU. Tout y est détaillé. La machine est lancée.
Les participants :
En septembre on parle à nos amis Hélène et Frédéric, motards eux aussi, de notre projet qui prend forme. Ni une, ni deux, ils en seront eux aussi. Nous serons donc 4, avec 2 motos Harley Davidson, louées sur place, pour que le rêve soit entier. On partira de Los Angeles, mais nous n’irons pas jusqu’à Chicago. Après avoir étudié les cartes et en avoir discuté entre nous, nous partirons de L.A. et suivrons la 66 jusqu’à Amarillo au Texas. De là, nous remonterons dans le Colorado, à Denver, pour y voir les Rocheuses. 4000 km en perspective.
Le départ et le voyage :
Dimanche 29 Juillet 2001
On prend un vol Lufthansa au départ de Lyon pour Francfort, il est 6h25.
Une fois à Francfort, on prend un long courrier pour Los Angeles. Il y a 11h30 de vol sans escale, et dans l’avion je pense à tout ce qui nous attend. Je n’arrive pas à y croire. Il est 12h20, heure locale quand notre avion se pose à LAX en Californie. A la descente de l’avion, on récupère nos sacs. Passage par l’immigration et la douane, le tout sans souci, et là, le choc. Quelque chose qui vous marque et que vous n’oubliez jamais. Alors que l’on marche tous les 4 vers la sortie, nous passons devant un immense panneau en aluminium argenté avec de grosses lettres en relief : WELCOME TO LOS ANGELES. Bon sang, j’y suis, ou plutôt on y est. Los Angeles existe donc vraiment. Une fois dehors, tout y est : la chaleur, la foule, les grosses voitures, les sirènes, les immeubles et les autoroutes qui se croisent. On prend un taxi et je tend au chauffeur ma réservation d’hôtel où est indiqué l’adresse. Celui-ci est un Holiday Inn situé à l’angle de Pico blvd. et Beverly Drive. Cela fait près de 20h. que nous sommes réveillés, et il n’est que 14h quand nous arrivons à l’hôtel. La journée va être longue. Après une bonne douche et un peu de repos, nous nous décidons à sortir pour nous promener dans les rues aux alentours de l’hôtel, histoire de terminer la journée. Premier pas réel sur le sol US. Nos yeux sont grands ouverts et tout nous semble magnifique. Enfin le soir arrive, et avant d’aller dîner dans le restaurant de l’hôtel, nous réservons à l’accueil de celui-ci, une voiture pour les 2 jours suivants. Inutile de dire que la nuit fut belle, douce, réparatrice.........sauf pour Annick qui supporte mal le décalage horaire et le changement. Pour elle, ce sera nuit blanche.
Première ballade sur le sol US. The streets of Los Angeles.
Lundi 30 Juillet 2001
Le jour s’est levé, nous avons pris notre café et la voiture nous attend devant le hall de l’hôtel. Aujourd’hui nous consacrerons notre journée à la visite d’Universal Studio. Hélène s’est procurée une carte de la ville. Elle sera le guide. Moi je prends le volant. Oups !!! Premier problème. La voiture, une Toyota, n’a que 2 pédales, et le levier de vitesse, ben, il est bizarre. Nous voilà tous les 4 dans la voiture, attachés avec les ceintures et moi qui cherche désespérément à faire avancer cette auto. Euréka, il faut appuyer à fond sur le frein pour enclencher une vitesse. OK, j’ai compris. Nous voilà partis. Au bout de quelques km, je comprend le bonheur de conduire une voiture avec boite automatique. Il est relativement facile de circuler dans L.A. Les rues sont perpendiculaires les unes aux autres et portent le même nom d’une pointe a l’autre de la ville malgré la taille de celle-ci (71 km de long par 47 de large). C’est comme un immense damier. Après s’être arrêté acheter quelques donuts, nous voilà enfin au parking, version xxl, d’Universal Studio. Il nous faudra la journée entière pour visiter et participer aux attractions de cet immense parc dédié bien entendu au cinéma. On peut y revivre ici des scènes de films tels que La Momie, Jurassic Parc, Backdraft, E.T., Terminator 2, Waterworld et bien d’autres encore. Pour notre premier jour, on en prend plein les yeux. En fin d’après midi, on rentre à l’hôtel en passant par les grandes avenues de L.A. La colline que j’ai si souvent vu à la télévision est là, et nous surveille avec ses grandes lettres blanches : HOLLYWOOD. Nous sommes épuisés par notre journée, et aussitôt le dîner pris au restaurant de l’hôtel, nous allons nous coucher.
Universal Studio: Silence on tourne...
Devanture de boutique version Los Angeles...
L'entrée du Park.
C'est parti pour une virée dans le monde du
cinéma...
Promenade dans les décors de films.
Le boulevard des Stars à Hollywood.
Vue d'ensemble sur L.A.
Mardi 31 Juillet 2001
Ce matin il fait beau, comme souvent à Los Angeles et notre programme de la journée est prêt. On prend notre voiture, et carte à la main nous descendons La Cienega Blvd pour aller voir notre loueur de motos : Eaglerider. Sont-elles prêtent pour le grand départ demain ? On nous confirme que pour demain 9h30 les 2 Electra Glide seront prêtes sans problème. Je découvre avec Eaglerider une agence très sérieuse. Maintenant direction les plus belles plages de la cité des anges. D’abord Marina del Rey et ses yachts. Puis nous prenons Pacific Ave pour longer les plages. Toutes ont un nom que nous avons vu ou entendu dans des séries télé. Tandis que la radio de notre auto diffuse un spécial Beach Boys (on ne pouvaient rêver mieux) nous arrivons à Venice Beach. La plage, les palmiers et les gens qui se déplacent en rollers. Premier achat de tee-shirt made in USA. Nous continuons jusqu’à Santa Monica. Après s’être garés au parking de la plage, nous montons sur le fameux ponton en bois qui s’avance sur l’océan et sur lequel se trouve une grande roue (vue dans tous les films). C’est le Santa Monica Pier. C’est ici aussi que commence (ou se termine) la Route 66. On prend quelques photos. La matinée est terminée et nos estomacs crient famine. Cela tombe bien car sur notre guide du routard, il y a l’adresse d’un resto chinois tout près d’ici, mais avant j’ai une chose importante a faire : un bain dans l’Océan Pacifique. L’occasion ne se représentera pas de sitôt, alors...aussitôt dit aussitôt fait. Le repas pris, nous continuons sur la Pacific Coast Hwy qui est aussi la célèbre Route 1 qui longe toute la côte ouest des Etats Unis. Nous sommes à Pacific Palisades puis vient le tour de Malibu. Mais où sont donc les sirènes en maillot rouge ??? Viens ensuite un petit tour dans le quartier de Bel Air, où toutes les stars ont leurs grandes maisons, puis, promenade sur les boulevards célèbres de la ville : Hollywood, Sunset, Santa Monica, Beverly etc... La journée est bien remplie, et tout ce que nous voyons nous émerveille. Demain, c’est le grand départ, et j’avoue que l’idée de partir parcourir le pays en Harley Davidson me donne une sensation particulière... inexplicable.
La plage de Venice. (Venice beach)
Mais.......où sont les dames en rouges?
Santa Monica
Le célèbre ponton de Santa Monica avec sa grande roue.
Santa Monica Pier. Ici débute (ou fini) la Route 66.
Mercredi 01 Août 2001
Un taxi nous emmène au 11860 S. La Cienega Blvd., siège de l’agence Eaglerider. Au comptoir, Jack Artega nous explique les détails du contrat et nous demande de signer les différents documents. Heureusement que les filles sont là car Fred et moi ne comprenons pas vraiment tout. Puis nous allons dans la cour du magasin et Jack nous fait un petit briefing devant les 2 Electras. Tout est OK. Nous chargeons les motos et en avant pour l’aventure. Premier tour de roues et première impression : En France je possède un 1200 XJR qui est déjà une grosse moto, mais là, l’Harley me parait énorme et incroyablement lourde. Les manoeuvre à l’arrêt ou à faible allure me font redoubler de prudence, mais une fois en route, le rêve est bien là. Mon road-book est très bien fait et nous traversons la ville par ce qui était la Route 66. Notre route passe par Pasadena, Arcadia, Monrovia, San Bernardino (premier restaurant construit par les frères Mc Donald), puis quelques miles sur l’I15 jusqu’à Victorville. De là, 100% de magnifique 66 jusqu’à Barstow. C’est ici que nous passerons la nuit, dans l’El Rancho Motel qui date de 1946 et dont l’histoire et intimement liée à la 66. Il fait très chaud. Nous sommes aux portes du désert de Mojave. Un bain dans la piscine pour nous rafraîchir, un repas, et nous allons dormir et rêver à «notre 66 ».
Chez Eagle Rider, MERCI LES FILLES.
Dans la cour d'Eagle Rider, nous chargeons les motos. Prêts au départ.
Du pur bonheur.........Y à rien là !!!!!
Barstow et son fameux El Rancho Motel : 1er étape.
Devant le motel, une indication: Paris 7700 miles (12320 km.).
Jeudi 02 Août 2001
Après un p’ti déj dans le snack du coin, il est temps de se mettre en route. Le paysage est de plus en plus désertique, et à partir de Newberry Springs la route se dégrade. Nous passons devant le Bagdad Café (qui a vu le film ?). Un long convoi ferroviaire du fameux Santa Fé Rail Road roule vers l’Est, et à mon signe de la main, la motrice nous salue de plusieurs coups de trompe, le tout dans ce paysage lunaire. Moments inoubliables. A Ludlow, il ne reste pratiquement que les ruines de ce qui devait être une ville sympathique, mais il y a aussi une station service où il nous faut impérativement faire le plein, car nous allons traverser maintenant la plus longue partie pratiquement inhabitée du désert de Mojave : 168 km de pierres, de chaleur et de longue ligne droite jusqu’à Needles. On arrive maintenant à Amboy. Nous sommes à la mi parcours de notre traversée. Il y a la le Roy’s Café. Un des joyaux de la 66. Sa station service est fermée (c’est pour cela que j’avais prévu de faire le plein à Ludlow), mais son bar façon old school est ouvert. Tout est ici dans son état d’origine, et on se croirait replongés 50 ans en arrière. Des boissons fraîches seront les bienvenues car dehors le thermomètre avoisine les 50°c depuis longtemps. Nous reprenons ensuite notre route vers Needles, et la 66 nous fait découvrir des voitures épaves et les restes de petits villages abandonnés en même temps que cette route. Pour moi, le temps devrait s’arrêter là, au milieu de ce désert torride dont je m’imagine le passé et où curieusement, dans ce milieu hostile, je me sens si bien. Une fois à Needles, nous prenons un motel au bord du Colorado, et les plus courageux pourront s’y baigner car les 50°c sont toujours là. Promenade dans la ville, et repas dans un fast-food du coin. Il est 21h30 quand nous en sortons, et dehors il fait toujours très chaud. Nous dormirons près de la clim.
Sur la route, une photo obligatoie.
Bagdad Café. Qui a vu le film ?
Un long convoi ferroviaire: Le Santa Fé Rail Road.
Annick aux portes du Désert de Mojave.
Station service pour trucks à Ludlow. Dernière station avant la traversée du désert.
Le désert, c'est ça....50°c. à l'ombre. Il n'y a pas d'ombre!!!
A mi-chemin, le Roy's Café. On peut se rafraichir. Sixties quand tu nous tiens.
Il nous reste encore de la route à faire. Vive la Old 66. Pouquoi je me trouve si bien ici?
Bon courage monsieur le facteur.
Le fleuve Colorado à la limite Californie-Arizona.
Enfin Needles. Un motel et un fleuve pour se rafraichir. Température de l'air: 120° fahrenheit. (Soit 50°c.)
Vendredi 03 Août 2001
Nous repartons de Needles par l’I40 sur seulement quelques km pour en sortir à Topock. Là, un panneau nous accueille : « ARIZONA the grand canyon state welcome you ». Rien que le nom ARIZONA me fait briller les yeux. Nous sommes sur le plus long tronçon et peut être le plus beau de la Old Route 66. Près de 250 km de bonheur. La vieille route, à travers ses collines arides nous emmène jusqu’à Oatman, petit village de chercheurs d’or toujours entouré de ses mines. Le village est resté dans son jus au grand bonheur des touristes qui peuvent jouer les John Wayne le long de sa rue principale au milieu des ânes qui se promènent nonchalamment. Après la visite des lieux, on reprend la route sinueuse pour passer le Col El Sun. La route traverse maintenant Kingman, la ville la plus importante sur la 66 en Arizona. Vient le tour de Hackberry, véritable musée de la Route 66 où nous nous désaltérons en contemplant cette vieille station service devant laquelle trône un magnifique Chevrolet Corvette d’époque. Ce soir nous faisons étape à Séligman, berceau de la famille Delgadillo, dont Angel, barbier de son état, est l’un des fondateur de la première association pour la Route 66. Malheureusement il est absent lors de notre passage et nous ne le verrons pas dans sa célèbre boutique. En revanche nous sommes très bien accueillis dans un motel tenu par un couple de vieux Hindous se déplaçant uniquement dans une rustique Ford des années 20. Une journée inoubliable...
L'Arizona va nous surprendre par sa beauté.
Oatman, village des chercheurs d'or. A gauche Fred. A droite un âne.
La ville est dans son jus.
Pur style Western.
Authentique et superbe morceau de Route 66.
Près du "Col El Sun".
Ici, la phrase "Get your kicks on Route 66" prends tout son sens.
Arrivée à Hackberry...
...nous y trouvons un véritable musée de la 66.
Les filles: Annick et Hélène.
Les lascars: Fred et Daniel.
On s'y croirait...
A Séligman, dans la boutique de souvenir d'Angel Delgadillo..............
............et dans son salon de barbier.
Cette auto roule tous les jours.
Samedi 04 Août 2001
Aujourd’hui, notre étape sera Flagstaff situé à 88 miles (soit 140 km) d’ici. Petit trajet donc, mais il faut jouer entre l’I40 et ses Exit pour emprunter le maximum de Route 66. On arrive à Williams, ville perchée à plus de 2000 mètres d’altitude. Premier stop dans une banque pour changer quelques travels-chèques en espèce, puis on se rend au centre ville. Williams est entourée de forêts. C’est un des points de départ pour se rendre au Grand Canyon, soit par la route, soit par une locomotive d’époque. Il y a aussi beaucoup de très belles boutiques proposant de l’Art Indien. Nous rejoignons maintenant nos motos, garées en marche arrière (façon bikers) sur Main Street. On enfourche nos montures, contact, et.....patatras....1ère gamelle et 2 frenchies au sol, sous le regard étonné des bikers locaux. J’ai oublié d’enlever le bloque disque.....ça pardonne pas. La moto est intacte... et nous aussi. On arrive enfin à Flagstaff. On prend un motel et on va visiter la ville. C’est une ville étudiante, donc très animée avec beaucoup de bars musicaux. Nous allons prendre notre repas du soir dans un restaurant Mexicain quand éclate l’orage. Comme tous les soirs depuis quelques jours, il fait beau pendant la journée et vers les 18h. éclate un énorme orage. En cette période de l’année, il y a dans le Sud Ouest des USA un genre de mousson. Nous faisons donc en sorte d’être arrivés à notre étape avant l’orage. Ce soir la pluie dure plus que les autres jours, et après notre repas, nous attendons une accalmie dans le hall du resto. Enfin, après avoir épongé nos selles, nous pouvons repartir faire un tour, et ensuite rentrer au motel.
Williams, très belle ville et 1ere gamelle: Score Daniel 1- Fred 0.
La loco file à toute vapeur vers le Grand Canyon.
Il pleut fort sur Flagstaff, les pompiers sont de sortie.
Dimanche 05 Août 2001
Aujourd’hui est un grand jour. Nous allons laisser pour 2 jours la Route 66 pour visiter 2 sites somptueux : direction la 180 North vers le Grand Canyon situé à 80 miles (128 km). Nous prenons de l’altitude et il fait froid. La route serpente aux milieu d’une forêt de pins. Le soleil fait enfin son apparition quand nous arrivons à l’aérodrome du Grand Canyon. Les guides touristiques disent qu’il vaut mieux réserver pour effectuer un survol du site en petit avion ou en hélicoptère dans une des nombreuses compagnies présentent sur les lieux. Je n’ai pas fait de réservation, mais on s’arrête tout de même devant l’une de ces compagnies. Les filles partent aux nouvelles et nous les attendons aux motos. Au bout de quelques minutes, elles reviennent, les 4 billets en poche pour un survol du Grand Canyon en avion. Départ dans 30mn. On embarque dans notre avion pour un vol de 50mn. sur 160 km de long au dessus du Grand Canyon du Colorado. Un casque est à notre disposition pour un commentaire du survol en Français. Décollage. Les hélices prennent de la vitesse, l’avion bouge, s’élance, et s’envole. Nous sommes au dessus d’un plateau parsemé de pins. Tout à coup une immense faille apparaît dans le hublot. Le Grand Canyon est là. Aucun mot ne me vient à l’esprit pour décrire ce que nous voyons. 450 km. de long, entre 5,5 et 30 km. de large et jusqu’à 2000 m. de profondeur, le tout dans des couleurs incroyables. Nous savourons notre bonheur d’être ici. L’avion se pose et c’est ravis de notre aventure aérienne que nous rejoignons les motos. Après s’être acquitté du billet d’entrée ($20 par motos), nous entrons par la voie terrestre ce coup-ci dans le Grand Canyon National Park. La route longe le Canyon et les belvédères nous invitent à l’arrêt pour prendre des photos tandis que les écureuils nous observent. Les couleurs sont incroyables. Nous sortons du Park, et prenons la direction de Tuba City ou nous avons décidés de passer la nuit. Une fois sur place, on cherche le collège de la ville. En effet, sur le guide du routard, nous avons lu que le collège louait ses chambres lorsque celui-ci était fermé. Nous avons pensé que l’expérience serrait amusante. Tuba City se trouve en plein territoire Navajos, et est entièrement peuplé par ceux ci. L’accueil au collège est excellent et on nous permet même de rentrer les motos dans la cour, à l’abri d’un haut vent. Le soir on va manger dans le fast food du coin, un Taco-Bell puis on fait un tour dans la petite ville. Les Navajos vivent dans des mobile homes ou des maison en préfabriqué le tout dans des terrains plus ou moins entretenus. Je ne sais pas si l’endroit craint, mais nous ne passerons pas la nuit dehors. Retour au collège où un petit calcul me permet de voir que nous avons fait depuis notre départ de L.A. 813 miles soit 1300 km. Bonne nuit.
En route pour le Grand Canyon.
Un Trading Post sur la route 180.
Ici, une (petite) caravane, c'est ça...
Survol du Grand Canyon: Embarquement immédiat.
C'est parti. Au loin, le majestueux G.C.
Les photos restituent mal les couleurs réelles. Raison de plus
pour y aller...
Au fond, les rapides du Colorado.
Ne sont-ils pas mimi........................
Les motos sont a l'abri dans ce collège de Tuba City.
Lundi 06 Août 2001
Ce matin nous prenons la route 160 vers le nord-est. Nous sommes toujours en Arizona et le paysage est toujours aussi quasi désertique, mais magnifique. A Kayenta, nous faisons le plein des motos, et nous prenons au nord la route 163 vers l’Utah et Monument Valley. A l’approche de l’Utah, le paysage devient féerique et nous laisse entrevoir ce que sera notre prochaine visite. Nous pénétrons dans ce nouvel Etat et arrivons au but : Monument Valley Navajo Tribal Park. Au visitor center, Annick et Hélène sont encore mises à contribution. Il faut réserver une visite des lieux en 4x4 car il est impossible de s’aventurer dans le sable de Monument Valley en Harley Davidson de plus de 400kg. La visite prendra 2 heures en 4x4 avec un guide Navajo. Ici tout sent la sérénité et le calme. Une drôle d’impression m’envahie et je comprend alors l’amour de ce peuple pour sa terre. En fermant les yeux on peut s’imaginer l’histoire de cet endroit. Pratiquement tous les westerns de John Ford ont été tourné ici, en dédommageant symboliquement les Indiens, alors que les films rapportaient plusieurs millions de dollars. Mais ceux ci ont repris le pouvoir sur leur territoire et le gèrent d'une main de maître. Après cette visite, 4 heures nous seront nécessaires pour rejoindre notre chère Route 66 à 184 miles d’ici (295 km). Nous voilà arrivés à Gallup au Nouveau Mexique. Nous laissons derrière nous le majestueux Arizona. Dans notre motel on repense à notre longue journée. Nous avons visité et pas mal roulé, alors une bonne nuit sera la bienvenue
Après Kayenta, le paysage devient féerique. Les Indiens vont-ils
nous attaquer ?
Territoire Navajos. Monument Valley
Encore John Ford Point, mais en mieux...
Une brochette de gens heureux.
l'Oeil du Soleil.
L'Oreille du Vent.
Ici, nous avons resenti une atmosphère étrange. Respect de la terre et des lieux.
Etape et retour sur la Route 66 à Gallup.
Mardi 07 Août 2001
Ce matin réveil assez tôt car avant de partir il nous faut passer par la case laverie. Notre garde robe s’épuise, et il faut laver et sécher tout ça. Enfin prêt. Toutes nos affaires sont propres et chargées dans les motos. On démarre donc, cap à l’Est. Ici, la 66 longe l’I40, tantôt à sa droite, tantôt à sa gauche. Il a beaucoup plu dans cette région les jours précédants, et de grosses flaques d’eau tapissent la route. Le passage d’un coté à l’autre de l’Interstate se fait par des sortes de tunnels. L’un d’eux est plein d’eau et de boue. On s’arrête. Je m’engage en premier, en 1ère et à très faible allure. Je choisi de passer par la droite en demandant à Annick de ne pas bouger. Fred, lui passe par la gauche, et roule aussi lentement qu’il peut. La boue de mon coté est épaisse et je sens ma roue avant flotter. Et...vlan...descendez on vous demande. 2ème gamelle pour Daniel et Annick. La boue aura eu raison de moi. Nous ne sommes pas trop de 4 pour relever la moto et la sortir de ce pétrin. Ouf. Pas de mal, hormis un pantalon un peu « beurk » et une belle frayeur. La moto n’a rien non plus. Normal, c’est une Américaine, et elle est très solide !!! Tout est dans l’ordre, et on reprend notre périple qui doit nous mener ce soir à Albuquerque. Une intersection. Je m’arrête pour consulter mon road book. On repart... Voilà 1h. que nous roulons depuis que j’ai consulté ma carte, et plus rien ne m’indique la Route 66, ni l’I40. ????? De plus nous n’apercevons aucune voiture, ni dans un sens, ni dans l’autre. Un arrêt s’impose. Un oeil sur le road book, l’autre sur la carte, et on fait le point sur notre situation. Je pense que tout est OK, avec quand même quelques questions qui me turlupinent. On reprend notre route. 15mn. plus tard je m’arrête de nouveau. On roule vers le Sud, alors que Albuquerque devrait se trouver à l’Est. Je me rend à l’évidence avec l’avis des autres : je me suis trompé. Problème : impossible de faire demi tour, car nos réservoirs sont presque vides, et il n’y a pas de station service sur la route que nous avons parcouru. Problème d’autonomie. Une seule solution, continuer jusqu’au prochain village...s’il y en à un. Nous avons entamé notre réserve d’essence quand on arrive à Magdalena. Une petite bourgade du Nouveau Mexique, mais pour nous, notre El Dorado. On met de l’essence. Il se fait tard, et un joli motel nous accueille pour la nuit. Il y à même un petit resto qui nous fera bien l’affaire. Dire que quand je me suis trompé à l’intersection nous n’étions plus qu’à quelques km. d’Albuquerque. Nous en sommes maintenant à environ 2h. soit 103 miles environ (165 km).
Un peu de lessive avant de repartir.
La 66 passe sous l'Interstate par ce tunnel. Regamelle...Score: Daniel 2 - Fred 0. Je gagne.
Désolé et méa-culpa. Je me suis trompé, nous dormirons ici à Magdalena, Nouveau Mexique.
Mercredi 08 Août 2001
Le ciel est gris. P’ti déj et départ pour Albuquerque où on doit retrouver notre chère Route66. A l’entrée d’Albuquerque, on franchit un fleuve mythique que tous les passionnés de western connaissent : le Rio Grande. La 66 nous emmène, avec certains passages sur l’I25, et à travers le décor du Nouveau Mexique, jusqu’à Santa Fé. Tous les villages traversés ont un nom à consonance Espagnole. Ici on ne peut pas renier son passé. On prend un motel à l’entrée de la ville, on pose nos affaires, et on décide d’aller visiter. Santa Fé se situe à plus de 2000m. d’altitude, et l’hiver, on peut y skier tout autour. Le centre ville est superbe, tout de style Mexicain. Le dépaysement et total. Autour de la Plaza, il y a de nombreux monuments ainsi que des boutiques toutes plus belles les unes que les autres. Au détour d’une rue, nous sommes attirés par un magasin. Son nom : La Provence de Santa Fé. Tout y est, savons de Marseille, tissu provençal, cigales, objets en bois d’olivier et meuble de Provence, mais comme partout, dans cette ville, les prix sont ahurissants. Même les restos sont inabordables. Le temps se couvre, et il commence à pleuvoir. On se met à l’abri sous les arcades où les Indiens vendent leur artisanat. C’est un véritable déluge qui tombe maintenant, suivi de grêle...Notre motel si situe loin du centre, et nous y avons laissé les combinaisons de pluie. De plus, nous sommes venus ici façon Biker US : tee-shirt, lunette de soleil, et...sans casque. Bon...on se décide. Il faut y aller car la nuit tombe. On enfourche nos motos, et nous partons sous des trombes d’eau. La route qui mène au motel est transformée en cours d’eau. J’y vois très mal, mais j’aperçois dans mon rétroviseur un énorme 4x4 qui s’apprête à me doubler. A son passage, il soulève un vague digne des plus belles vagues d’Hawaï. J’ai de l’eau jusque dans mes bottes. Enfin le motel. Ouf. Nous sommes tous les 4 dans un état pitoyable. Hélène et Fred décident de ne plus sortir. Avec Annick on part donc à la recherche de quelques hamburgers que nous trouvons dans un Fast-food de l’autre coté de la route. On va pouvoir enfin tous manger, se sécher, et dormir. La fin de journée aura été mouvementée, et la visite de Santa Fé écourtée.
Le Rio Grande, présent dans tous les Westerns.
Santa Fé est unique, mais le temps se gâte.
Tous aux abrits, il grêle. Dur, dur le retour au motel .
Jeudi 09 Août 2001
On est presque secs. Les nuages sont partis, et nous, nous reprenons notre route. La 66 n’est pas très loin de l’I25. On passe le village de Glorieta ou se déroula la dernière bataille de la guerre de sécession, puis San José et son vieux pont métallique de1921. On passe aussi à Las Vegas (pas au Nevada, l’autre). Ici la Route 66 s’appelle Hightway 84, mais ne vous y trompez pas, nous sommes bien sur la Old 66. Cette portion de route est inhabitée et à Dillia, le seul village de ce tronçon, il y a un très vieux morceau de 66 abandonné. On doit prendre un peu de I40 pour arriver à Santa Rosa où nous allons faire étape. On est vraiment dans l’Amérique profonde, presque le FarWest. Il ne manque plus que le Colt à la ceinture des gens. On prend un motel et on part faire un tour. La particularité de Santa Rosa, c’est qu’il y a dans la ville, un gouffre d’où sort de l‘eau. Des plongeurs y effectuent régulièrement des recherches : c’est le Blue Hole. Il y a aussi une veille et énorme station service pour les camions, le Rio Pecos Ranch Truck, qui témoigne des heures de gloire de cette route, hélas abandonnée comme beaucoup de commerces en bordure de la 66. Nous en sommes à 1652 miles (2643 km) parcourus depuis notre départ.
Le Blue Hole à Santa Rosa où nous passerons la nuit.
Fred nous l'a toujours dit: "j'adore le citron".
Vendredi 10 Août 2001
Aujourd’hui on fait une étape très courte histoire de souffler un peu. Pas plus de 85 miles entre ici et Tucumcari. Tout au long de ces 85 miles, la Route 66 passe successivement du nord au sud de l’I40 tantôt par des ponts, tantôt par des tunnels. On se rend vraiment compte que cette route a été abandonnée à la fin des années 50 au profit de l’autoroute (Interstates) plus sûre, plus rapide, plus moderne. Tous les villages et commerces qui jalonnent la 66 ont été abandonnés, et sont là, comme figés dans le temps. Tout cela rend cette Route encore plus belle, car pour apprécier la Route 66 à sa juste valeur, il ne faut pas simplement la parcourir (bêtement) en regardant à droite et à gauche, mais il faut la regarder, la sentir et respirer son passé, son histoire, avoir toujours à l’esprit que si cette Route, construite à la fin des années 20 fut, et est toujours appelée « Main Street of America » ou « Mother Road » (route principale de l’Amérique ou route mère), ce n’est pas pour rien. The City of Tucumcari Welcomes You. C’est avec cette pancarte très « sixties »que nous arrivons en ville. Tucumcari tient son nom selon la légende de deux guerriers Apaches «Tokom »et « Kari »qui s’affrontèrent pour conquérir une fille. Ils périrent tous les deux (comme quoi...). La ville est connue pour ces nombreuses et magnifiques enseignes publicitaires qui s’illuminent la nuit venue. Il y a aussi plusieurs motels datant des années 40 et 50, et nous avons la chance d’avoir des chambres dans l’un des plus connu, et en tout cas le plus photographié : le Blue Swallow Motel. Le reste de la journée est consacrée à l’achat de souvenirs et à la recherche du restaurant qui aura l’honneur de nous accueillir ce soir. Les motos dormiront dans un petit garage privatif dont disposent nos chambres. Good night.
Bienvenue à Tucumcari.
Get Your Kicks.
L'historique Blue Swallow Motel.
Samedi 11 Août 2001
Adieu Nouveau Mexique et bonjour Texas. Glenrio est la première ville de ce nouvel état que nous traversons. Nous arrivons rapidement à Adrian où se trouve le Middle Point de la 66. Le panneau qui matérialise cet endroit se situe exactement a mi chemin entre Los Angeles et Chicago. La route 66 qui nous conduit vers Amarillo, notre étape du jour, se résume en une ligne droite qui traverse le nord du Texas appelé Texas Pan Handle. Du bétail, du bétail, et encore du bétail de part et d’autre de la route avec ça et là des puits de pétrole au milieu des champs. On retrouve toujours ces stations services et ces motels a l’abandon car l’Interstate à ici aussi remplacée la 66. Aux abords d’Amarillo, nous nous arrêtons au Cadillac Ranch. Ici se trouve, plantées dans un champ, 10 Cadillac parfaitement alignées sur lesquelles tout le monde peu y ajouter son graffiti. Sur l’un d’elles figure en bonne place nos prénoms : Annick et Daniel. France 08/11/01. Une fois notre motel pris à Amarillo on part faire un tour en ville et faire quelques magasins très Texan ou l’on peut trouver bottes, jeans, boucles de ceinture, et chapeaux de toutes sortes. On se dirige ensuite vers le restaurant le plus célèbre du Texas, le Big Texan où nous dégustons le meilleur steak du pays dans un cadre Western à souhait. Un grand moment. Retour au motel. Notre périple sur la Route 66 se termine ici après avoir parcouru 1897 miles soit 3035 km. En grande partie sur la 66, plus, notre incursion au Grand Canyon et Monument Valley, plus notre détour par Magdalena lorsque nous nous sommes perdus. Demain, nous remontons vers l’état du Colorado.
Nous pénétrons dans le 5ème Etat de notre parcours: le Texas.
Toujours, des commerces abandonnés qui jalonnent la Old 66.
Le Cadillac Ranch et ses 10 voitures plantées dans le sol.
Notre nom restera au Texas sur l'une de ces Cadillac.
Amarillo TX et son incontournable Big Texan Steak Ranch.
Ici, on sert les meilleurs steaks des USA. De 100gr. à 2,5kg. la pièce au choix,........
........le tout dans un cadre et une ambiance Made in Texas.
Oups!!! J'ai oublié de parler du dessert.
Dimanche 12 Août 2001
En route pour les Rocheuses. Nous laissons derrière nous notre inoubliable Route 66, et filons vers Denver pour nos derniers jours aux USA. La première partie de notre trajet nous fait traverser d’immenses champs de maïs à perte de vue. Seul quelques groupes de bikers que nous croisons, certainement de retour de Sturgis, nous font rompre la monotonie ambiante. Nous arrivons après 5 heures de route à Pueblo dans le Colorado pour y trouver un motel. La ville est un peu « craignos » tout comme le motel que nous trouvons, mais il est tard et nous repartons demain matin, alors ça fera l’affaire. Le soir, repas dans un resto du coin, et retour au motel. Je confirme, c’est craignos. Moquette dégueu, drap douteux et déchirés, salle de bain...bof, et la piscine à une eau de couleur indéfinie. Le gérant est assis dehors avec des potes en sirotant leur Bud. Pourvu que les motos soient là demain matin !!!
Lundi 13 Août 2001
Denver nous voilà. Quelques heures de route à travers les premiers contreforts des Rocheuses nous emmènent à l’entrée de Denver. La ville est très grande, et une multitude d’Interstate arrivent ici. Je n’ai pas réservé de chambre et nous devons en trouver une. Ce sera chose faite à South Denver dans un Motel 6. Nous partons profiter de notre dernier jour de moto pour visiter les villes et quartiers qui bordent Denver. On passe notamment à Littleton où se trouve le lycée Colombine où en 1999, 12 lycéens et 1 professeur furent abattus par 2 de leurs camarades. Le deuxième amendement de la constitution des Etats Unis garantit à tout citoyen Américain le droit de porter des armes...ceci explique peut être cela. Nous en profitons aussi pour louer une voiture, car demain matin on rend les motos. Le soir venu, on rentre au motel pour y poser motos et auto. Le dîner ? Une enseigne lumineuse attire notre regard en face du motel, de l’autre coté de la rue. Bonne pioche, c’est un Diner avec déco et musique très sixties, et de plus le personnel jeune et sympa, est tout à fait dans le style. Bonne soirée. Demain on va chez Eaglerider.
Au pied des Montagnes Rocheuses: Denver CO.
Dans ce Diner, un petit air qui nous rappelle notre Route 66.
Mardi 14 Août 2001
Ce soir nous préparerons nos valises la mort dans l’âme. Ce matin, si le soleil brille dans le ciel du Colorado, notre coeur est sombre. Nous prenons Fred et moi la direction de Littleton au guidon de nos Electras tandis que Hélène et Annick nous suivent en voiture. Je profite de ces derniers moments de bonheur au guidon d’une Harley sur une route des Etats Unis. J’aimerais tant pouvoir y revenir avec Annick, mais cela sera t-il possible ? Je ne sais pas, alors dans le doute, que ces instants restent gravés dans nos têtes. Arrivés à l’agence d’Eaglerider, nous rendons les motos après avoir pris une dernière photo. Nous voilà maintenant tous les quatre en voiture pour une virée dans les Rocheuses. La fraîcheur et la verdure des montagnes nous change des territoires arides déjà traversés. Nous montons sur le sommet de Lookout Montain où se trouve un Mémorial Museum. William Frederick Cody alias Buffalo Bill fut enterré ici le 3 juin 1917 devant 25000 personnes. Puis, retour sur Denver pour une visite down town. La ville est belle et grande, et la succession impressionnante de « Church » nous rappelle que nous sommes bien aux States. Retour au motel et à notre Diner favori pour notre dernière soirée au pays de l’Oncle Sam.
Dernière fois que nous démarons nos machines.
Dernière photo avant la restitution et l'inspection de la moto par
l'équipe d'Eagle Rider. Snif!!!
Petit tour dans les Rocheuses avec notre auto. Une Mercury
V8.
Pour 4 personnes, la voiture est un peu petite.
La fraîcheur et la verdure du Colorado.
Mémorial Museum William Frederick Cody alias Buffalo Bill.
Retour dans notre Diner favori pour un dernier repas aux USA. Demain
on part..
Mercredi 15 Août 2001
Le petit déjeuner pris, nous fermons nos sacs, et, en voiture pour l’aéroport international de Denver, l’un des plus grands et modernes des USA. On laisse la voiture chez Hertz et une navette nous conduit jusqu’au hall de Lufthansa. L’aéroport est immense et on s’y déplace en métro !!! On embarque après plusieurs heures d’attente, direction l’Europe et Lyon, où Michel vient nous accueillir à St. Exupéry.
Retour à la maison en voiture, la tête ailleurs et la larme à l’oeil, où les enfants nous attendent pour notre plus grande joie.
L'avion qui nous ramène de Francfort vers Lyon.
Déjà en Europe.
Et voilà Michel qui nous récupère après un long voyage et des images
plein la tête.
En conclusion :
Premier voyage hors d’Europe dans un pays qui m’a toujours fait rêver. Les USA ont tenu leur promesse. Des endroits magnifiques et surtout la découverte de cette mythique Route 66, inoubliable, et, où je voudrais revenir un jour. Les endroits désertiques de cette 66 m’ont particulièrement touché et ému, je ne peux expliquer pourquoi. Comme je l’ai déjà dit, il faut la parcourir avec les yeux et l’esprit au passé. Et que dire du Grand Canyon et de Monument Valley...
Si votre rêve est de parcourir les highways des Etats Unis, sachez que c’est possible, soyez ambitieux.
Nous avons parcouru en 14 jours de moto (18 jours sur place) 3950 km, dont une grande partie sur la Route 66 à travers la Californie, l’Arizona, le Nouveau Mexique, l’Utah, le Texas et le Colorado.
2 Gamelles à mon actif (sans dommage), des coups de soleil pour tous, des hamburgers à gogos et des bières Américaines par seau.
La vie et courte.................................................................profitez-en.
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